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AUTRES ANGES
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C’était un samedi. Tu avais passé la nuit du vendredi chez ta grande sœur Amélie, que tu appelais plus souvent « Lilie ». Tu étais rentré à la maison en tout début d’après-midi en compagnie de Laura, ta petite amie. Tu devais prendre une douche, te changer et repartir de nouveau. De notre côté, ton père et moi, partions faire quelques courses. « A ce soir, ma puce » te dis-je. Le soir arriva bien vite. On décida, ton père et moi, d’aller au cinéma et de dîner à l’extérieur. Vers 20h45, je pris le téléphone pour te prévenir que nous ne serions pas à la maison ce soir. Comme d’habitude, tu riais, tu plaisantais au téléphone puis tu me répondis : « ok, je suis chez Laura, et je rentre à la maison dans quelques minutes ». Ce furent les dernières paroles que tu m’adressais. Vers minuit, lorsque nous sortions du restaurant, on ralluma le téléphone. Aussitôt il se mit à sonner sans cesse, on recevait des messages à n’en plus finir. Je sentais que quelque chose de grave venait d’arriver, mon cœur battait la chamade, j’avais très peur. Le maire de notre commune nous demandait de le rappeler au plus vite. Le verdict tomba : « Votre fils Rémy est décédé ». Tu avais pris ta moto pour rentrer à la maison, puis victime d’un malaise, tu avais perdu le contrôle de celle-ci. La chute fût fatale : tu es mort sur le coup. |
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Tu es né le 26 octobre 1983. Tu étais mon premier enfant mais pour ton père, tu étais le troisième. Eh oui ! Tu avais déjà deux grandes sœurs. Quel bouleversement dans ma vie de jeune maman, je te désirais tant mon petit homme. Bébé, tu étais assez capricieux et coléreux, tu m’en as fait voir certains jours. Heureusement en grandissant tu as beaucoup changé. Tu étais un enfant timide et réservé. A l’âge de 5 ans, ton petit frère Ludovic est arrivé. Tu l’avais surnommé « ti Dolu ». A l’école primaire, les résultats scolaires étaient très variables :très bons le premier trimestre, puis très mauvais le suivant. « Un coup de pied au derrière » et ça repartait. Un peu feignant mon petit Rémy. Au collège, tu avais adopté le même rythme. Ton objectif : avoir la moyenne, pas moins mais pas plus non plus. Tu n’étais pas bien méchant mais un peu rebelle quelques fois. N’était-ce pas normal à cet âge ? Puis ce fût la rentrée au Lycée, la conduite accompagnée et le bac a préparer. Je ne te sentais pas trop pour cette aventure, tu préférais la compagnie de tes copains, les bonnes blagues et les crises de fou rire et ce, malgré mes recommandations et mes conseils que tu ne suivais pas à la lettre. Mon petit homme, tu n’auras pas eu le temps de m’offrir ce bac que j’attendais tant. Avec le recul, je me dis quelle importance : bac ou pas bac ! A quoi bon... |




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Comment peut-on vivre après la mort de son enfant ? Comment peut-on surmonter cette épreuve ? Au début du décès de Rémy, je ne réalisais pas vraiment. Je souffrais certes, mais j’avais encore l’espoir que les gens autour de moi s’étaient trompés, qu’il ne s’agissait pas de mon petit homme et que je le reverrai tôt ou tard. Je l’ai attendu, attendu ! J’ai même souvent cru le croiser au loin dans la rue. Une silhouette, un rire, j’avais l’impression que c’était lui. Après quelque temps malheureusement, il m’a bien fallu admettre son départ. Et là, j’en voulus à la terre entière. Pourquoi lui ? Pourquoi pas ce vieil homme que je viens de croiser, pourquoi pas moi ? La vie est injuste, il était beaucoup trop jeune, il ne méritait pas de mourir. J’ai culpabilisé aussi : Eh si, je l’avais empêché d’acheter cette moto, et si je lui avais téléphoné plus tôt… et si… et si… On ne vit plus, on survit. Chaque jour est une épreuve. Une partie de soi est amputée à jamais. Il faut vivre désormais avec cette douleur aux tripes, cette douleur morale mais physique aussi. C’est comme des coups de couteau violents que je reçois dans la poitrine dès que je pense à toi et je pense à toi sans cesse. J’ai des vertiges, je ne sais plus ou j’en suis, je ne sais plus qui je suis, j’ai mal à en crever. Pourquoi cette douleur si intense, qu’ai-je fait pour mériter toute cette souffrance ? Je fais bonne mine devant tous les gens que je côtoie, mais s’ils savaient à quel point je souffre de ton absence. Je ne peux plus te voir, te toucher, t’entendre. J’ai mal, très mal de cette absence, de ce grand vide que tu as laissé et que rien, ni personne ne pourra combler. Je ne suis pas seule dans ce combat, ton père, Lilie, ton petit frère et tous tes proches sont à mes côtés. Je remercie d’ailleurs, toutes les personnes qui m’ont ouvert leurs bras et leur cœur suite à ton décès, qui continuent de fleurir ta tombe. D’autres en revanche, ont préféré la fuite, m’ont abandonnée comme si je portais la mort comme une maladie… Ceux-là ne font plus partie de ma vie. Mon petit cœur, tu es et tu resteras toujours mon petit ange d’amour, jusqu’à la fin de mes jours et au-delà encore. Rien ne pourra détruire l’amour que je porte pour toi car l’amour est plus fort que la mort. |
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Céline, ta cousine |






















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A toi mon amour Mon amour pour toujours… Nous vivions un pur bonheur Mais les Dieux ont choisi Que c’était l’heure, ton heure Et que tout était fini. Tu m’as abandonnée Bien sur à ton grand regret, Tu m’avais dit pour toujours Mais ce fût trop court. Tu es parti ce soir là, Je te dis à demain Mais tu étais déjà la-bas Très loin de mon cœur serein. Bientôt, j’appris ton adieu Il m’a déchiré le cœur Les larmes plein les yeux Je revoyais notre bonheur Je comprenais que c’était terminé Et que ces images d’une année Etaient des souvenirs pour l’éternité Que je ne pourrais jamais effacer |
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Puis je suis allée te dire adieu Toujours les larmes plein les yeux Je t’offris mon dernier présent : une fleur Cette rose offerte par ton cœur Je te vis, je souris de tendresse Je restais stoïque, calme et figée Lorsque prise de détresse Je réalisais que c’était toi, mon bébé Je ne pus t’embrasser, juste t’approcher Tu n’étais pas celui que je connaissais Celui que j’enlaçais et couvrais de baisers Tu étais éteint et sans vie Toi qui vivait tant la vie.
Ce 8 février, tu m’a quittée Et je t’aimais à jamais… LAURA |
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Ta vie à peine commencée, tu nous a quittés Toi le petit garçon qui ne pouvait qu’être aimé. Pourquoi toi ? Pourtant la vie te souriait Et maintenant tu vas nous manquer. Je hais et je haïrais toujours ce samedi 8 février Où d’autres on décidé que tu devais t’en aller… Loin des tiens, de ceux qui t’aimaient. Alors désormais, veille sur tes proches. Pour moi, tu n’es pas mort, Tu es dans un autre monde Mais pas loin. La souffrance est atroce, Surtout celle de se dire Que plus jamais nous n’entendrons ta voix, Nous ne verrons ton visage Pourquoi toi ? Mais que s’est-il passé cette nuit là ? Toi seul le sait. Aujourd’hui, tu ne souffres plus Ta vie sur terre a été pour toi un bref passage. Enfin la vie est trop injuste Tu ne devais pas partir. Ce qui me rassure C’est que si les anges existent Alors nous serons bien protégés… par toi. Adieu mon ange. Nous ne t’oublierons jamais
Ta cousine, Céline |






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